Réunion publique d’information dans le cadre de l’étude d’incidences sur l’environnement.

La demande de permis unique auprès du fonctionnaire délégué de la Région wallonne est une étape légale essentielle à tout projet. Dans le cadre du tram de Liège, les étapes ont été les suivantes :

Le 29 mai 2012, au Palais des Congrès de Liège, une réunion d’information du public préalable à l’études d’incidences sur l’environnement (EIE) était organisée. Elle rassemblait environ 320 personnes.

Pour le public, l’EIE permet de s’informer et d’émettre des observations et suggestions concernant le projet ; de mettre en évidence des points particuliers qui pourraient être abordés dans l’étude d’incidences ; de présenter des alternatives pouvant raisonnablement être envisagées par le demandeur afin qu’il en soit tenu compte lors de la réalisation de l’étude d’incidences.

A la suite de cette réunion et de sa publicité, environ 200 courriers de remarques ont été reçus par la Ville de Liège, émanant d’indépendants et professions libérales, d’associations,
d’officiels (communes, intercommunales, comités de quartier, politiques, SNCB) et de citoyens.

Ces remarques ont été traitées par les bureaux indépendants Pisart et Stratec, chargés de réaliser  l’étude qui examine les incidences du projet en matière de climat et de qualité de l’air,
d’impact sur le sol et le sous-sol, d’hydrologie et d’égouttage, de milieu biologique, d’urbanisme et de paysage, d’environnement socio-économique et de mobilité.

L’étude a pour mission de :

  • protéger et améliorer la qualité du cadre de vie et des conditions de vie de la population, pour lui assurer un environnement sain, sûr et agréable ;
  • gérer le milieu de vie et les ressources naturelles de façon à préserver leurs qualités et utiliser rationnellement et judicieusement leurs potentialités ;
  • instaurer entre les besoins humains et le milieu de vie un équilibre qui permette à l’ensemble de la population de jouir durablement d’un cadre et de conditions de vie convenables ;
  • assurer un niveau élevé de protection de l’environnement et de contribuer à l’intégration de considérations environnementales dans l‘élaboration et l’adoption des plans et des programmes susceptibles d’avoir des incidences non négligeables sur l’environnement en vue de promouvoir un développement durable.

 La demande de permis unique est consécutive à l’approbation de l’EIE et de ses recommandations. Dans le cas du tram, la demande de permis a été déposée le lundi 18 mars 2013.

Réunion publique du 15 avril 2013

Conformément aux prescrits légaux, le dépôt de demande ouvrait une procédure publique qui a débuté le 15 avril 2013 avec une nouvelle séance publique d’information au Palais des Congrès. Fin avril, 6 autres séances d’information, par quartier, ont été tenues et la procédure publique a pris fin le 14 mai.

Le permis unique du tram sera délivré le 17 février 2014, soit  onze mois après en avoir introduit la demande. Il est assorti de diverses conditions dont la plus significative est l’imposition d’interrompre la ligne aérienne de contact (caténaire) entre les stations Général Leman et Blonden.

Voici en résumé les principales conclusions de l’Etude d’incidences sur l’Environnement

  • La mise en œuvre du projet « tram » améliore la qualité de l’air au niveau local et a donc un impact positif au centre-ville.
  • Le projet pourrait avantageusement privilégier les techniques d’hydrologie douce pour les P+R de plein air. La mise en place de dispositifs de collecte des eaux de ruissellement, combinés avec une infiltration naturelle, permettrait de diminuer le volume renvoyé dans le réseau d’égouttage. Ces aménagements sont tout-a-fait compatibles avec la philosophie du projet en matière d’aménagements paysagers.
  • Les impacts sur le milieu biologique seront globalement faibles dans la mesure où la plupart des milieux traversés et contigus aux emprises du tracé du tram sont déjà extrêmement artificialisés par leur localisation dans un contexte urbain généralement dense. Au-delà de la préservation d’un maximum d’arbres, plus particulièrement les arbres remarquables, l’enjeu principal réside dans les possibilités d’accueil de la biodiversité dans les espaces disponibles accompagnant le projet.
  • Le tram constitue un vecteur de transformation du paysage urbain. Le projet constitue en effet une opportunité de réaménagement de l’espace public. Les auteurs de projet ont considéré un site qui dépasse largement l’espace dévolu au passage du tram. A de nombreux endroits, le projet permet de requalifier l’espace public et y apporter une plus-value, notamment dans les quartiers en friche, dans les quartiers dégradés, ou sur les grands axes au caractère fort routier et minéral : caractère moderne d’un transport en commun structurant, végétalisation de certains tronçons, réaménagement d’espaces publics, création d’itinéraires doux et de promenades, … .
  • Trois effets importants du projet sur le milieu socio-économique : évolution de la fonction commerciale, création d’emplois directs et indirects et développement socio-économique des zones à enjeux.
  • A l’échelle du tracé du projet, le tram et ses stations sont à l’origine de pôles d’échanges dans lesquels, en plus de la station de tram, pourra se trouver un pôle bus, un P+R, une station de train, ou encore un Point Vélo. 12 stations du tracé de tram sont actuellement concernées par la mise en place de tels pôles d’échanges. Sur ces 12 pôles d’échanges, 6 ont été considérés comme étant à enjeux, soit au vu de l’offre importante proposée à l’arrêt (en termes de complémentarité avec un P+R, en termes de nombre et de fréquences de lignes de bus, etc.) soit car la demande future estimée dans le travail de modélisation du Demandeur, exprimée en nombre total de montées/descentes aux arrêts à la pointe du matin, est importante. Il s’agit des pôles d’échanges suivants : Standard, Guillemins, Saint-Lambert, Place des Déportés, Coronmeuse, Droixhe.
  • Globalement, la mise en œuvre du projet aura un impact peu important sur le nombre total d’emplacements publics de stationnement puisque les suppressions directes en voirie seront, en partie, compensées par des recréations de poches de stationnement mais aussi, et surtout, par la création de P+R de grande capacité sur les antennes du tracé.

La demande de permis unique peut-être consultée dans son intégralité ici, tout comme les résultats de l’Etude d’incidences sur l’Environnement, qui est accessible ici.