Mars 2015 : Eurostat, le grain de sable du projet…

Eurostat, l’organisme européen de surveillance des normes comptables des pouvoirs locaux a recalé en mars 2015 le mécanisme de financement du projet de tram à Liège. Selon Eurostat, la dépense de 380 millions d’euros projetée dans le partenariat public-privée (PPP) devrait être inscrite en une fois dans le budget régional.

« Une chose est certaine : quelle que soit la technique utilisée, il n’y aura pas d’autre solution qu’un maintien du projet de tram au cœur de la métropole liégeoise » (Willy Demeyer, bourgmestre de la Ville de Liège)

En recalant le partenariat public-privé visant à financer le tram à Liège, Eurostat, a suscité une mobilisation autour du projet, ce qui n’empêchera pas, malgré des modifications apportées au projet, deux nouveaux refus d’Eurostat d’approuver les projets, en juillet 2015 et janvier 2016.

Face à ces refus, le gouvernement wallon se veut cependant rassurant: le tram de Liège est retardé, pas enterré. Il annonce en février 2016 la volonté de son feu vert au projet de tram de Liège avant la fin février et l’échéance des offres en cours, quitte à inscrire le cas échéant les dépenses dans son périmètre budgétaire et à poursuivre par la suite le dialogue avec Eurostat.

Cette option ne sera finalement suivie, et en mars 2016 le Gouvernement wallon, par la voix de Carlo Di Antonio, ministre des Transports et de la Mobilité, diffuse un communiqué de presse annonçant le lancement d’un nouveau marché PPP, précisant que quel que soit le mode de financement, la durée des travaux reste fixée à 42 mois. Avec l’espoir de donner les premiers coups de pioche en 2017.

La relance de ce nouveau marché a des conséquences : l’une d’elles concerne l’indemnisation du dernier consortium en lice, à savoir MobiLiège (Bam et Alstom). Ainsi, le marché n’étant pas attribué, une indemnité sera versée au soumissionnaire préférentiel pour un montant d’1,6 milllions d’euros compte tenu du coût de la préparation de ce type d’offre.