Le dossier du tram est d’une certaine façon l’aboutissement de plusieurs années de débats en vue de reconstruire un réseau ferré urbain ferré qu’on avait démantelé dans les années 60.
Le site Keskistram.be retrace l’histoire de son retour dans la citée ardente. Il aborde les chapitres sur la demande de permis unique, l’ Etude d’incidences environnementales, les travaux préliminaires, le coup d’arrêt d’Eurostat ou encore la relance du marché en cours.

La genèse du retour du tram

En novembre 2007 : Willy Demeyer a participé au débat  » Le tram est-il l’avenir de la mobilité à Liège ? « , qui était organisé dans les bâtiments de l’Université de Liège, place du XX août.
Le Plan communal de Mobilité a montré qu’il fallait contrôler l’impact de la voiture en ville et proposer avec le transport en commun une alternative crédible pour les déplacements urbains.

L’évolution du projet, étape par étape

Les services communaux ont, dès lors, entamer une réflexion technique.
Le TEC a réalisé des comptages sur les axes principaux et des études techniques ont été en cours en interne à la SRWT.
Une analyse coût-bénéfice a été réalisée entre le tram (sur rails ou pneus), le tram-train et le bus à haut niveau de services.

24 juillet 2008 :

Le gouvernement wallon annonce, par la voix de son ministre de la mobilité, M. André Antoine (CDH), son intention d’entreprendre la réalisation d’une ligne    de tram à Liège, entre Jemeppe et Herstal, reprenant ainsi à son compte les conclusions d’une étude achevée au printemps par la Société régionale wallonne  des transports (SRWT). Le début des travaux était annoncé dès 2011, la mise en service pour 2013. Quant à l’investissement, il était alors estimé à 300 millions d’euros pour 14 km de ligne

Fin juillet, le gouvernement wallon confie la gestion financière du dossier à la Sowalfin. La première ligne devrait relier Herstal à Jemeppe ; dans un second temps une autre dorsale relierait Ans à Fléron.

Octobre 2008 :

François Schreuer intervenait au forum « mobilité » d’Ecolo sur l’implantation d’un tram, désormais à l’ordre du jour à Liège, qui constitue une action de première ampleur sur le plan de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire.

Décembre 2008 :

A la veille de la Saint-Nicolas, le ministre Antoine (CDH) annonçait dans une nouvelle communication qu’une décision ferme était prise. Il affirmait également que le transport public aurait, sur le plan budgétaire, la priorité sur le développement du réseau routier. Le ministre accélérait cependant le tempo, au risque de de céder à la précipitation. Sans attendre les conclusions du Plan urbain de mobilité (PUM), en cours, détaillait de fracassantes intentions : maintien de l’optique de la ligne unique en fond de vallée (sur base de la seule logique des comptages), choix ferme et définitif du tracé avant les élections de juin 2009, budget revu à la hausse (le chiffre de 500 millions d’euros était cité),     début des travaux annoncé dès 2010, recours massif au secteur privé pour toutes les étapes du projet, permis voté par le parlement (selon la procédure « DAR ») pour éviter les recours.

Février 2009 :

Lors de sa séance du jeudi 5 février, le Collège communal entendait une communication du bourgmestre, Willy Demeyer, à propos de la création d’une cellule communale « Liège retrouve le tram » qui fait partie des actions prioritaires du projet de Ville 2007-2015.
Cette cellule sera le point de contact technique entre la Ville de Liège et les autorités régionales. Elle assurera un suivi permanent du dossier et une information, tant interne qu’externe.
De même, cette cellule travaillera à la redéfinition de l’espace public traversé par le tram.

La Ville prévoit la construction de 1200 places de parking relais à moins d’un quart d’heure du centre-ville et y proposer un stationnement gratuit et sécurisé.

Le mardi 10 février, à l’hôtel de Ville, le bourgmestre reçoit le ministre André Antoine, les bourgmestres de Seraing et de Herstal ainsi que les responsables de la SRWT. Ce sont ceux-ci qui ont présenté les plans et le planning des futurs axes de tramways de Liège.

Novembre 2009 :

La date de mise en service des premiers trams est annoncée. Le début des travaux est prévu pour 2012, a annoncé le ministre wallon en charge de la Mobilité, Philippe Henry, en commission parlementaire. L’inauguration aurait lieu avant juin 2017, date de l’expo internationale à laquelle Liège est candidate.

Le gouvernement lance un projet PPP pour la construction d’une ligne du tram à Liège.

Octobre 2011 :

Le tracé en détail du futur tramway liégeois est connu. Un accord politique est intervenu au sein du comité exécutif chargé de procéder aux derniers arbitrages. Le choix définitif pour implanter le dépôt est désormais arrêté : c’est Droixhe et non Tilleur, comme prévu au départ.